KAZ HAWKINS : Feeling Good (2016)

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De temps en temps – peut-être à chaque génération ou à peu près – arrive un chanteur qui se démarque des autres. Un chanteur dont le talent peut être décrit comme vraiment unique. Kaz Hawkins est juste un tel talent.

Maltraitée toute son enfance par son père, retrouvée pour morte au coin d’une rue, KAZ HAWKINS est une artiste hors du commun. Elle est arrivée à se reconstruire grâce à la musique : « La musique m’a sauvé, quand je chante, je me sens dans l’endroit le plus sûr de la terre ». Cette Irlandaise de Belfast ( et oui encore un immense artiste venu de ce beau pays) est une artiste surprenante autant par sa voix profonde et puissante, son écriture de chansons originales, que par sa personnalité et son charisme. Pleine de vie et d’une présence scénique incomparable, Kaz Hawkins est tout simplement solaire.

Elle est mon COUP DE COEUR de cette année 2020 !

Elle est totalement indépendante, ses albums sont auto-publiés et uniquement disponibles en numérique et elle vient de s’installer en France ! L’occasion de la voir souvent dans nos salles !!

L’album FEELING GOOD est son 2ème album après l’album « Get Ready », indispensable également !
Le 1er morceau de l’album « PRAY » chanté a capella vous met tout de suite dans l’ambiance en vous plongeant dans les origines du Blues et en vous faisant sentir tout de suite que Kaz n’est pas une chanteuse parmi d’autres. Elle est LA chanteuse du moment.

Tous les morceaux de cet album sont excellents mais je ressortirai 2 chefs d’oeuvres : Lipstick and cocaines (live), Because you love me,

Feelin’ Good ‘est vraiment un album qui résistera sans aucun doute à l’épreuve du temps qui passe. Il est sans aucun doute l’un des meilleurs albums de blues/soul de l’année, par l’un des talents les plus doués et uniques de la scène. Les débuts ont valu à Hawkins une série de récompenses bien méritées, cet album vient témoigner de son talent.

Jimmy DAWKINS : Tribute to orange (1972)

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Cet album est à mon sens un des chefs d’oeuvre de Jimmy Dawkins (guitariste de Chicago) qui lorsqu’il le veut (en concert il est très variable selon son humeur) a été et reste un des plus grands bluesman
Cet album fut a l’origine enregistré en France pour le label Black&Blue lors des tournées du Chicago Blues Festival en 1971 et 1974; Les 8 premiers titres avec Clarence Gatemouth Brown (guitare) et Cousin Joe (piano)à Toulouse,les 5 derniers avec Otis Rush ,à Paris.

« Marcelle Morgantini’s cassoulet » est en particulier un titre extraordinaire improvisé en hommage à la cuisine de la femme du superviseur artistique Jacques Morgantini.
L’ensemble de l’album est une référence dans toute bonne discothèque de blues qui se respecte.

BB KING : Live at the regal (1965)

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Il ne fait pour moi aucun doute que cet album fait parti des meilleurs albums de Blues, et tous genres confondus
BB King est au sommet de son art. Lucille gémit, couine, vibre et nous aussi
On y retrouve dix titres exceptionnels comme « You Upset Me Baby », « Please Love Me » ou « Everyday I Have The Blues ».
L’album témoigne d’une étreinte viscérale entre BB et son public.
Un seul regret : la durée beaucoup trop courte mais où chaque seconde se déguste.

Jimmy Johnson : I’m a jockey (1993)

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Jimmy Johnson a aujourd’hui 90 ans. Je ne sais s’il continue à écumer les Clubs de Chicago mais en tous cas il en est une des références.
Cet album « I’m a Jockey » a été enregistré à Chicago (il en est très peu sorti) en 1993.
Sur cet excellent album, cet ancien accompagnateur d’Otis Rush et d’Aretha Franklin, bénéficie de la présence de Lucky Peterson toujours aussi impressionnant de facilité et de l’harmoniciste Billy Branch en grande forme.
Il y combine Blues et Soul.
Les titres soul carburent à fond grâce à une belle section de cuivres et de superbes arrangements mais c’est sur les titres Blues que Jimmy donne sa pleine dimension, digne de ses grands inspirateurs : Otis Rush, Albert King et Magic Sam.
Le vibrant hommage à Albert King sur « as the years go passing by » (décidemment un de mes blues préférés) est absolument magique.
Mais le « Look over Yonder’s wall » pour ne citer que celui-ci est en tous points remarquables.
Un superbe album moderne d’un vétéran de 70 ans à l’époque .

MICHAEL POWERS : Onyx root (2004)

 

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Le chanteur / compositeur et guitariste Michael Powers est l’un des piliers du grand club de blues de New York, Terrablues.
Au début des années 1960, Powers était le guitariste du groupe Ad Libs.
Depuis, Powers paye son dû et vit le blues, littéralement et au figuré.

Cet album est son meilleur, et à ma connaissance, seul témoignage. Onyx Root est un chef-d’œuvre.

Michael Powers est un guitariste et un chanteur extraordinairement brillant. Quelqu’un qui a développé son propre style de deep blues en écoutant du Hendrix.

Cet album deviendra probablement  un « classique moderne » du Blues, bien que totalement inconnu.
C’est le Hoodoo Man de Michael Powers.
Tout est juste, y compris la production.

Vous y trouvez des couvertures puissantes de classiques par Muddy Waters,Howlin Wolf et Willie Dixon aux trésors inattendus par Vera Hall, Leonard Cohen, et Count Five.
Les originaux de Powers sont tout aussi passionnants et mettent en valeur sa véritable force en tant que compositeur.
Au moment où vous arrivez vers la fin de l’album, vous avez intégré le funk, le rock, la soul et le R & B sans jamais vraiment ressentir de changement. Powers est pourtant incontestablement un bluesman et le blues en est la base.

Michael Powers est audacieux et ce disque est somptueux. L’un des albums de 2004