LES DUDEK : Ghost Town Parade (1978)

dudek10

♥♥♥♥♥

Peut être l’album de l’année 1978

Les Dudek est un superbe guitariste. Il devait remplacer Duane Allman au sein des Allman Bros. Cela ne s’est finalement pas fait mais beaucoup de groupes de southern rock ont essayé de l’enrôler… sans succès
Et finalement tant mieux, vu la qualité de ses albums solos
Il a sorti dans les années 70 des albums de tout 1er ordre

Celui-ci est de mon point de vue son chef d’oeuvre.
Rien à jeter. L’album démarre par l’immense « Central Park » , une défonce totale, et se poursuit par une flopée de morceaux qui vous empêcheront de vous asseoir tout au long de l’écoute. Ecoutez le solo de Les dans  tears turn into diamonds !!! Une claque
Faut dire aussi que quand on voit la liste des musicos qui assurent derrière Les, cela laisse rêveur :
Mickael finnegan, Jim Kruger, Carmine appice, Jeff Porcaro, Jim Keltner, Jack Bruce …

36 ans après, cet album dégage toujours la même fureur.

INCONTOURNABLE !!!!!!!!!!!!!
Hey Taxi Central Park

JAMES DEWAR : Stumbledown Dancer (1998)

james_10

♥♥♥♥♥

Maintenant il est temps de parler d’un rare, je veux dire, d’un très rare album, et aussi d’un des plus bel album de rock que j’ai pu entendre dans ma vie.
Vous savez l’album de derrière les fagots !

De l’avis de beaucoup de gens, James Dewar était l’un des meilleurs chanteurs du rock and roll, et bien qu’il y en ait beaucoup qui ne connaissent pas son travail, des légions de fans soutiennent que la voix riche et puissante de Dewar était parmi les meilleures. À mon humble avis, la voix de Dewar était très similaire à « Paul Rodgers », mais avait un timbre costaud et émouvant qui le distinguait des autres. Inutile de dire qu’il était largement sous-estimé, mais son héritage musical prouve sans aucun doute qu’il était l’un des grands.

« Stumbledown Dancer » est le seul album solo du regretté et fabuleux chanteur/bassiste écossais du Robin Trower Band.
Cet album a été enregistré dans les années 70 et n’a pu être produit que vers le milieu des années 90.
Le morceau « stumbledown romancer » est véritablement mortel; une sorte de « Whiter shade of pale » avec la voix de JAMES DEWAR… immortel !!!!!!!
Ah et puis il y a le morceau « Hosanna » et puis le morceau …
C’est beau, facile à écouter et la voix de JAMES DEWAR unique.
Cet album vous rendra heureux et vous en voudrez plus. Mettez votre lecteur sur la position REPEAT.

NILS LOFGREN : Face the music (2014)

61TRjpLGAPL._SL1500_

♥♥♥♥♥

Nils Lofgren est un chanteur et guitariste américain né le 21 juin 1951 à Chicago. Voila ce qui est dit sur Wikipedia.

En fait, ce gars est pour moi un des plus grands génie musical qu’il m’ait été donné d’écouter.

oui dans le fond, pourquoi Neil Young et Bruce Springsteen l’ont voulu comme guitariste… tout simplement parce que ce gars là à une inspiration à la guitare hors du commun.

Certains le qualifient de « musiciens des musiciens »

Pourquoi passer a côté de ce musicien multi-instrumentiste d’immense talent ?
Quand on cherche sur le Net, on parle de lui essentiellement en tant que guitariste de Springsteen mais il est bien plus que cela, à l’instar d’un James Dewar avec Robin Trower.

Nils Lofgren est avant tout à voir sur scène. Il y donne sa pleine mesure.

Mais depuis ses débuts dans les années 60 avec son groupe GRIN, il nous délivre avec régularité des galettes de grandes qualité.

Jusqu’à l’apothéose sortie en 2014 : FACE THE MUSIC

Un coffret composé de 9 CD (dont 2 avec des morceaux inédits), 169 titres et 1 DVD + un livret de 136 pages.

Le résumé de près de 50 ans de carrière
L’objet est cher … mais tellement jouissif !!

Autant vous dire que j’ai trouvé l’album à mettre en haut de la pile des albums à emmener sur une île déserte

Ce box est véritablement fabuieux. Il met en lumière l’immense talent de compositeur de NILS et la très grande variété de ses compos.
Et quel musicien ! qu’il soit à la guitare ou au piano notamment, il est toujours capable de vous tirer la larme à l’oeil
Techniquement, Nils Lofgren possède un jeu aussi atypique qu’un Jeff Beck ou un Knopfler mais contrairement à eux, il ne joue pas strictement mains nues, sans plectre, mais avec un onglet de pouce

Nils Lofgren est l’un des héros les plus méconnus du Rock

Il est grand temps de réparer cette erreur !

IAN SIEGAL : Meat and Potatoes (2005)

R-8511219-1463081648-1246.jpeg

♥♥♥♥♥

Ian Siegal, c’est clairement pas un nom de bluesman (le gars est anglais) mais cet album est un superbe prolongement des styles Delta et Chicago blues teinté de R&B et de Louisiana funk. Ce gars a semble t-il été très influencé par Howlin Wolf.
Ian Siegal chante avec passion et un amour évident pour le Blues. Sa voix puissante est un croisement de Van Morisson et de Tom Waits.
L’album sonne comme un album sorti du Muscle Shoals Sound Studios.
Voici un grand, un très grand, album de blues qui se démarque clairement de ce qui sort le plus souvent ces derniers temps. Il ne sert à rien de courir trop vite, tout est dans le feeling …
Un conseil : Il faut fermer les radiateurs avant d’écouter et … pas la peine de s’asseoir avant de démarrer l’écoute

Jimmy DAWKINS : Tribute to orange (1972)

R-6757606-1426066979-3383.jpeg

♥♥♥♥♥

Cet album est à mon sens un des chefs d’oeuvre de Jimmy Dawkins (guitariste de Chicago) qui lorsqu’il le veut (en concert il est très variable selon son humeur) a été et reste un des plus grands bluesman
Cet album fut a l’origine enregistré en France pour le label Black&Blue lors des tournées du Chicago Blues Festival en 1971 et 1974; Les 8 premiers titres avec Clarence Gatemouth Brown (guitare) et Cousin Joe (piano)à Toulouse,les 5 derniers avec Otis Rush ,à Paris.

« Marcelle Morgantini’s cassoulet » est en particulier un titre extraordinaire improvisé en hommage à la cuisine de la femme du superviseur artistique Jacques Morgantini.
L’ensemble de l’album est une référence dans toute bonne discothèque de blues qui se respecte.

BB KING : Live at the regal (1965)

king-b10

♥♥♥♥♥

Il ne fait pour moi aucun doute que cet album fait parti des meilleurs albums de Blues, et tous genres confondus
BB King est au sommet de son art. Lucille gémit, couine, vibre et nous aussi
On y retrouve dix titres exceptionnels comme « You Upset Me Baby », « Please Love Me » ou « Everyday I Have The Blues ».
L’album témoigne d’une étreinte viscérale entre BB et son public.
Un seul regret : la durée beaucoup trop courte mais où chaque seconde se déguste.

Jimmy Johnson : I’m a jockey (1993)

r-791610

♥♥♥♥

Jimmy Johnson a aujourd’hui 90 ans. Je ne sais s’il continue à écumer les Clubs de Chicago mais en tous cas il en est une des références.
Cet album « I’m a Jockey » a été enregistré à Chicago (il en est très peu sorti) en 1993.
Sur cet excellent album, cet ancien accompagnateur d’Otis Rush et d’Aretha Franklin, bénéficie de la présence de Lucky Peterson toujours aussi impressionnant de facilité et de l’harmoniciste Billy Branch en grande forme.
Il y combine Blues et Soul.
Les titres soul carburent à fond grâce à une belle section de cuivres et de superbes arrangements mais c’est sur les titres Blues que Jimmy donne sa pleine dimension, digne de ses grands inspirateurs : Otis Rush, Albert King et Magic Sam.
Le vibrant hommage à Albert King sur « as the years go passing by » (décidemment un de mes blues préférés) est absolument magique.
Mais le « Look over Yonder’s wall » pour ne citer que celui-ci est en tous points remarquables.
Un superbe album moderne d’un vétéran de 70 ans à l’époque .

MICHAEL POWERS : Onyx root (2004)

 

onyx-r11

♥♥♥♥

Le chanteur / compositeur et guitariste Michael Powers est l’un des piliers du grand club de blues de New York, Terrablues.
Au début des années 1960, Powers était le guitariste du groupe Ad Libs.
Depuis, Powers paye son dû et vit le blues, littéralement et au figuré.

Cet album est son meilleur, et à ma connaissance, seul témoignage. Onyx Root est un chef-d’œuvre.

Michael Powers est un guitariste et un chanteur extraordinairement brillant. Quelqu’un qui a développé son propre style de deep blues en écoutant du Hendrix.

Cet album deviendra probablement  un « classique moderne » du Blues, bien que totalement inconnu.
C’est le Hoodoo Man de Michael Powers.
Tout est juste, y compris la production.

Vous y trouvez des couvertures puissantes de classiques par Muddy Waters,Howlin Wolf et Willie Dixon aux trésors inattendus par Vera Hall, Leonard Cohen, et Count Five.
Les originaux de Powers sont tout aussi passionnants et mettent en valeur sa véritable force en tant que compositeur.
Au moment où vous arrivez vers la fin de l’album, vous avez intégré le funk, le rock, la soul et le R & B sans jamais vraiment ressentir de changement. Powers est pourtant incontestablement un bluesman et le blues en est la base.

Michael Powers est audacieux et ce disque est somptueux. L’un des albums de 2004

PETER WOLf : Comme as you are (1987)

61jzd-HHXyL._SX425_

♥♥♥♥

Je viens d’acheter cet album en vinyl pour 2 € chez un disquaire d’Amsterdam.
Mais comment est ce possible que l’on trouve quasiment rien sur Internet sur cet album, hormis sur le morceau « come as you are » qui a été en son temps, et aux Etats Unis un gros tube et un clip sympa.
Cet album du Loup sorti en 1987 est, comme toute sa discographie, remarquable. Dans la pure tradition de ses albums solos. Un peu plus sophistiqués (au sens moins brut) et plus arrangés  que les albums du J GEILS BAND mais avec presque autant d’énergie.
Quel gifle ! en particulier la face A. avec l’enchaînement « can’t get started », « Love on ice », « Thick as thieves » et « blues avenue »
Le riff de « Thick as thieves » ouahhhh. rien entendu de pareil depuis celui de « Walk this way  » d’Aerosmith.
Cet album m’a convaincu de compléter ma collection des albums solos du Loup furieux